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Bienvenu sur ce blog

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  Bienvenue sur  Racines et Mouvement Ce blog est un lieu de parole et de transmission. Un espace pour penser l’être, explorer ce qui nous meut, et oser s’approcher de soi, à la croisée de la psychothérapie et de la psychanalyse. Ici, je partage des réflexions, des fragments de théorie, des récits d’accompagnement, des éclats de vécu et des ponts entre corps et psyché. Ce n’est ni un blog médical, ni une encyclopédie psy. C’est un carnet sensible, un espace vivant, habité par ce qui m’anime profondément : l’élan d’être soi. Ce que j’écris ici n’est pas un acte thérapeutique Écrire, c’est parfois vulgariser — dans le sens noble du terme : rendre accessible sans trahir. Je choisis des mots simples, des angles concrets, pour vous inviter à penser, ressentir, vous questionner. Mais ces mots ne diront jamais tout. Ils ne remplaceront jamais un accompagnement réel, ni la singularité d’un chemin thérapeutique. Ce blog n’est pas que psy Il est traversé de ma voix, de mes silences, de ...

Quand aimer fait mal : cheminer à travers la dépendance affective

  🌿 Quand aimer fait mal : cheminer à travers la dépendance affective Il est des liens qui étouffent sous prétexte d’aimer. Des élans sincères qui s’enchaînent à la peur. Des histoires d’amour qui, plutôt que d’épanouir, consument de l’intérieur. « Je l’aime trop. Je ne peux pas vivre sans lui. Je ne suis rien sans elle. » Ces phrases, murmurées dans le silence du cabinet ou criées dans le chaos intérieur, disent bien plus qu’un simple excès d’amour. Elles révèlent un attachement devenu douloureux. Une relation à l’autre qui s’écrit sur le manque, sur la peur de l’abandon, sur le besoin vital d’être aimé. On nomme cela dépendance affective. Et pourtant, ce mot reste souvent mal compris, mal entendu, parfois moqué. Mais derrière lui se cache une immense souffrance… et aussi, une possible voie de transformation. Une souffrance invisible : quand l’amour devient une urgence La dépendance affective n’est pas une « faiblesse de caractère » ou un simple manque de volonté. Elle...

La peur d'être seul : quand l'absence devient insupportable

  La peur d'être seul : quand l'absence devient insupportable Vous attendez un message qui ne vient pas. Une heure passe. Puis deux. Vous savez pourtant que l'autre travaille, qu'il est occupé ou qu'il a simplement oublié de répondre. Mais malgré cela, quelque chose s'agite en vous. Vous consultez votre téléphone plusieurs fois. Vous vous demandez si vous avez dit quelque chose de travers. Vous imaginez différentes explications. Une inquiétude diffuse s'installe. Et parfois, sans bien comprendre pourquoi, une profonde tristesse apparaît. Cette expérience est plus fréquente qu'on ne le pense. Elle ne traduit pas nécessairement un manque de confiance en soi ou une dépendance affective. Elle peut parfois nous parler d'une expérience beaucoup plus ancienne : notre rapport à l'absence. Être seul n'est pas toujours le problème Beaucoup de personnes qui souffrent d'angoisse d'abandon supportent pourtant très bien la solitude. Elles vivent se...

Quand le maternel a manqué : les traces invisibles à l'âge adulte

  Quand le maternel a manqué : les traces invisibles à l'âge adulte « Je sais que je suis adulte, mais parfois je me sens terriblement seul. » Cette phrase, ou une variante de celle-ci, revient souvent dans les cabinets de psychothérapie. Certaines personnes vivent avec un sentiment diffus de vide. D'autres ont besoin d'être constamment rassurées. Certaines encore ont appris à tout gérer seules, sans jamais demander d'aide. D'autres enfin se sentent responsables du bien-être de chacun, comme si elles devaient continuellement porter le monde sur leurs épaules. Ces difficultés ne trouvent pas toujours leur origine dans des événements spectaculaires ou des traumatismes visibles. Parfois, elles prennent racine dans quelque chose de beaucoup plus discret : une insuffisance de soutien dans les tout premiers temps de la vie. Non pas nécessairement un manque d'amour. Mais un manque de disponibilité psychique, de contenance ou d'accordage émotionnel. Nous naissons da...

Le maternel : cette présence intérieure qui nous apprend à exister

  Le maternel : cette présence intérieure qui nous apprend à exister Lorsque nous parlons de maternité, nous pensons souvent aux soins donnés à un bébé : nourrir, protéger, consoler, accompagner. Mais derrière ces gestes du quotidien se cache une réalité beaucoup plus profonde. Le maternel n'est pas seulement une fonction biologique. Il est avant tout une expérience psychique fondatrice. Une manière d'être en relation avec soi-même et avec l'autre. Une capacité à accueillir, contenir, soutenir et permettre à la vie de se déployer. C'est sur ce socle invisible que se construit peu à peu notre sentiment d'exister. La rencontre entre une mère et son bébé Durant la grossesse puis dans les premiers mois de vie de l'enfant, de nombreuses femmes traversent un état psychique particulier. Elles deviennent extraordinairement sensibles aux moindres manifestations de leur bébé. Un mouvement, un pleur, une variation dans le regard ou dans le tonus semblent immédiatement perç...

Quand l’objet retient l’absence

  🌿 Quand l’objet retient l’absence Accumulation et angoisse d’abandon Il y a, parfois, dans nos intérieurs, des objets qui s’accumulent sans qu’on sache très bien pourquoi. On les garde, on les déplace, on les empile. Certains dorment dans des tiroirs qu’on n’ouvre plus, d’autres s’alignent sur des étagères qui ploient sous leur poids. Il y a les papiers, les souvenirs, les vêtements d’une autre époque, les boîtes que l’on ne rouvre jamais… mais que l’on ne peut se résoudre à jeter. Cela pourrait sembler anodin. Une difficulté à ranger. Une tendance à la nostalgie. Mais, parfois, ce trop-plein silencieux en dit long. Il parle à sa manière d’un attachement invisible. D’un lien ancien, parfois enfoui, entre l’objet et la peur de l’absence. Ce que l’on garde n’est pas toujours utile. Ce que l’on garde est parfois ce que l’on n’a pas pu perdre. 🔹 Et si ce n’était pas que du désordre ? Certaines personnes vivent entourées d’objets sans s’en inquiéter. D’autres se sente...